Davantage sur Moto Sport Suisse:Derniers articles "Sports":
La dernière fois qu’on a vu une manche du CS d’enduro en Suisse même, c’était à Frauenfeld en 1995. Depuis, le CS a été banni de nos frontières, de telles manifestations étant quasi impensables dans notre pays. Nos enduristes ont dû endosser de longs trajets et se sont vus privés du soutien des fans de chez nous, ce qui a entravé la promotion de ce sport et a donc ratatiné le plateau des coureurs.
Une cellule formée d’enduristes actifs autour du multichampion suisse et renard du Dakar Celso Gorrara, des frères Hubert et Christian Zeller ainsi que de Gérard Riat ont repris le dossier à zéro, ont créé un concept pour un enduro en Suisse et ont réussi à faire avaler la pilule aux autorités. L’Enduro du Jura était né – ou presque. Gorrara: «Si l’obtention des autorisations a été une face du problème, l’autre, presque plus ardue, a été de trouver du personnel.» Mais grâce à la collaboration du Moto Club Jurassien et de l’Offroad Team Ajoie, ce problème a pu être résolu. Pour finir, plus de 100 bénévoles ont répondu à l’appel. Christian Zeller: «Il faut que tout colle, car on nous observe de très près. Nous sommes soumis à des clauses très strictes, telles que l’interdiction de pénétrer en forêt et de déranger la faune de la place d’armes, et devons contourner les zones de protection naturelle.» Les 40 km du parcours comprenant trois spéciales (SP) chronos ont été méticuleusement examinés par l’Office des véhicules et par les autorités protectrices de la nature avant l’autorisation.
Spectaculaire test de l’extrême Alors qu’au fil des années le plateau du CS s’était réduit comme peau de chagrin à quelque 80 pilotes, pas moins de 150 enduristes ont afflué à Bure. De plus, les organisateurs ont joué de leurs relations pour convaincre les gros bras du mondial, tels que les pilote officiels Samuli Aro (KTM), Ivan Cervantes (KTM) et Bartosz Oblucki (Husqvarna) de faire le détour par Bure – à la plus grande joie du public de connaisseurs. Autre point fort: une des SP a été modelée sous forme de test de l’extrême, c’est-à-dire truffée d’obstacles artificiels tels que buttes en caillasse, troncs d’arbres, piles de pneus, etc. Créant du tout beau spectacle, car démontrant de manière particulièrement attrayante les spécificités de l’enduro et séparant la graine de l’ivraie. Mais pas de panique: pour les «bleus», on avait prévu une échappatoire de contournement. Sur les deux jours, les pilotes Inter ont accompli six rondes pendant sept heures, dont 18 SP représentant à elles seules 1 heure et 20 minutes par jour!
As du mondial: autre planète Nul besoin d’être prophète pour se douter de ce que les pilotes du mondial administreraient une sacrée claque aux jeunes loups tels que les deux champions suisses Johan Rosselet et Jonathan Rossé (tous deux sur Yamaha) ou à leurs challengers Lionel Seydoux et Christian Robert (tous deux KTM). Mais ô surprise: Robert, l’Helvète le plus rapide, a d’entrée mis 4 secondes au leader du mondial Cervantes à la première ronde! ... Le texte exhaustif figure dans MOTO SPORT SUISSE (MSSU) 11/2009, bien-sûr que vous pouvez souscrire à un abonnement MSSU online. Ainsi ...
|