Des éléments comblant le vide sous les glissières de sécurité? Ça peut servir, mais à quelques endroits seulement, dit l’étude réalisée au Grimsel et au Susten. Mais il y a encore du boulot. Texte: Daniel Riesen Photos: Tobias Kloetzli
Ils font tristement la une de la presse de boulevard dès les premiers week-ends d’été: les accidents de motos dans les cols des Alpes, souvent graves, voire mortels. Rien d’étonnant donc à ce qu’une étude à l’échelle européenne (EuroRAP) mette l’accent sur la dangerosité des cols de montagne dans son chapitre touchant à la Suisse (voir encadré ci-contre). Les chutes y sont particulièrement nombreuses par rapport au kilométrage et au trafic.
EuroRAP ne fait pas la distinction entre autos et motos, mais sur les cols, ce sont surtout ces dernières qui remplissent les statistiques. Et ce n’est pas dû à la médisance de quelque détracteur de motos, mais le résultat du dépouillement des statistiques d’accidents au Grimsel et au Susten, commandé par le 1er Arrondissement des ingénieurs des ponts et chaussées bernois.
Sur le total de 172 accidents survenus entre 2002 et 2007, 130 mentionnent l’implication d’une moto. Contrairement à ce qui se passe en ville, où les motards se retrouvent par terre le plus souvent sans être coupables, c’est-à-dire se font descendre à bout portant, ils doivent s’en prendre à eux-mêmes pour ce qui est des routes de montagne. L’analyse des rapports de police révèle la culpabilité du motard dans deux tiers des gamelles. Tout simplement faute d’occasions pour les bagnolards, vu que les bifurcations et les sorties de garages ou autres sont rares sur ce genre de parcours.
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