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Une citadine rustique
17.04.09 10:45

Essai Kawasaki KLX 250

La Kawasaki KLX 250 est une moto de ville. Il lui faudrait quelques chevaux de plus pour être vraiment dans son élément en rase campagne.Texte: Daniel Riesen Photos: Tobias Kloetzli

Un trail, en principe, c’est fait pour rouler à la campagne. Grâce à ses suspensions à longs débattements et à sa garde au sol, il ne craint pas les sentiers cahoteux. Mais les plus civilisées des motos de cette trempe sont également très appréciées en ville. Elles sont légères et peuvent se faufiler partout. Assis haut et le buste redressé, le pilote jouit d’une position dominante et n’est pas trop secoué quand il passe sur des nids-de-poule. Et si la machine tombe pour une raison ou une autre, ce ne sont pas des milliers de francs qu’il faut dépenser pour remplacer les pièces abîmées.

Chez Kawasaki, ce sont les motos de la gamme KLX qui incarnent cette catégorie des enduros «soft». Mais la 250 n’était plus distribuée en Suisse ces dernières années. Le permis voiture ne permet de rouler qu’en 125 et une «quart-de-litre» faisait un peu maigrichon pour les débutants autorisés à piloter une machine de 34 ch. Mais Kawasaki tente à nouveau le coup, encouragé par le succès de la Ninja 250 R lancée en 2008.

Les deux 250 ont en commun la modicité du prix, mais pas le moteur. Tandis que la routière est propulsée par un bicylindre en ligne du genre agressif, l’enduro se contente d’un monocylindre, ou d’un «single» pour les cinglés... pardon, adeptes du franglais. S’il n’y a qu’un cylindre, c’est qu’il est donc plus gros, ce qui limite forcément les régimes et la puissance maximale qui en découle. Si bien que la KLX se contente de 22 ch alors que la Ninja en a la moitié plus.

Assez de punch, si ...

La puissance est suffisante pour emprunter les rares sentiers forestiers qui ne sont pas encore interdits à la circulation. Et en ville, on n’est pas dérangé non plus par le manque de chevaux. A condition de jouer intensément de la boîte de vitesses pour surtout rester entre 5000 et 8000 tr/min. Même sur les routes de campagne, le petit mono fait encore bonne figure si l’on réserve les manœuvres de dépassement aux rectilignes d’une certaine longueur.

Sur autoroute, c’est une autre paire de manches. Si la Ninja n’a aucun mal à rouler à toutes les vitesses légales en Suisse, la KLX ne peut pas en dire autant. Handicapée à la fois par son aérodynamique moins favorable et son manque de puissance, elle peine à moins de 110 sur autoroute dès que ça monte un peu, aussi bien en 4e qu’en 5e ou en 6e.

Revenons donc en ville, où la KLX 250 peut jouer plus sûrement ses atouts. Notamment au niveau du moteur quatre temps, si discret que les voisins ne vous regarderont pas de travers.

Haute, mais légère

De prime abord, la hauteur de selle (890 mm) est intimidante pour quelqu’un mesurant moins de 170 cm. Mais comme la selle est très étroite, on est sûr de pouvoir poser un pied par terre, ce qui peut suffire vu que la KLX ne pèse que 138 kg à sec. Si nécessaire, elle est aussi très facile à pousser. Et tourner est un jeu d’enfant grâce à un angle de braquage très prononcé.

Evidemment, les échassiers sont servis sur cette moto haute sur pattes. Et la selle est bien assez longue pour prendre un passager. Pour les bagages, en revanche, ça devient exigu. En ville, le sac à dos reste la meilleure solution.

Une partie-cycle super

Les suspensions à long débattement et amortissement souple sont une bénédiction sur les pistes défoncées ou pour monter et descendre des trottoirs. Par contre, la partie avant a tendance à pomper un peu en permanence, même à vitesse modérée et constante. Il semble que les pneus à tétines y soient pour quelque chose. Ce mouvement passe presque inaperçu pour un adepte du tout terrain, mais pas pour un motard habitué aux machines de route. Ceci mis à part, les suspensions font très bonne impression et réagissent finement.

Les freins, eux aussi, sont bien adaptés aux performances raisonnables de cette machine. Le frein avant monodisque mord sans brutalité, mais en donnant un bon retour d’informations, et le frein arrière souvent utilisé en appoint est efficace aussi.

Si le système d’éclairage de la KLX est parfaitement adapté à la ville, il se révèle en revanche anémique en rase campagne. Le feu de croisement est encore acceptable, mais le feu de route n’éclaire guère plus loin. Seulement plus en largeur, ce qui constitue tout au plus une aide dans les virages.

Plus agile en supermotard

Si vous ne prévoyez pas de partir à l’aventure, les pneus à tétines et les grandes roues ne sont pas forcément nécessaires. Raison pour laquelle Kawasaki propose, pour le prix de 1500 francs, un kit de transformation comprenant des roues de plus petit diamètre (17 pouces) et des pneus de route. Ainsi équipée, la machine est plus silencieuse et adhère mieux sur l’asphalte. Sa hauteur de selle est réduite et son comportement gagne en agilité. L’alternative est d’autant plus convaincante que le prix de base de la KLX 250 – environ 6600 francs – est plutôt sympa.

Bilan

Jadis, certains mordus ralliaient le Cap Nord à dos de 250-ccm... De nos jours, la cavalerie plutôt restreinte de cette catégorie de cylindrée les confine généralement à l’usage urbain. Mais aussi longtemps que les rectilignes ne s’éternisent pas et que les limitations de vitesse restent basses, la KLX 250 fait aussi plaisir en rase campagne. Sinon, j’opterais plutôt pour la Ninja 250.



En un coup d'oeil

(meilleure note: 5 pts, plus mauvaise note: 1 point)

En ville4 points
Grande virée2 points
Pilotage sportif3 points
Utilisation en duo2 points
Palpitations3 points


Fiche technique Kawasaki KLX 250

Moteur

GenreMono quadrisoupape liquide, un arbre d’équilibrage
DistributionDACT
Alésage x course72,0 × 61,2 mm
Cylindrée totale249 ccm
Rapport de compression11,0 : 1
CarburationInjection dans canal d’admission
ø  papillons34 mm
ø soupapes: admission/échappement
LubrificationLubrification carter humide
Echappement
DémarreurDémarreur électrique

Performances

Pussance maxi22 ch (16 kW) à 7500 tr/min
Couple maxi20,5 Nm à 7000 tr/min
V-max.

Transmission

EmbrayageEntraînement primaire par pignons; Embrayage multidisque dans bain d’huile à commande mécanique
VitessesBoîte six
Transmission finaleTransmission finale par chaîne à joints toriques

Partie-cycle

CadreCadre pont acier
Suspension avantFourche télescopique réglable à la compression
ø tubes de plongée43 mm
Suspension arrièrebras oscillant bilatéral, amortisseur central à biellettes réglable en précontrainte de ressort ainsi qu’à la détente et à la compression.
Débattement avant/arrière255 / 230 mm

Roues

GenreRoues à rayons, pneus avec chambre à air
Jante avant3.00-21 à l’avant
arrière4.60-18 à l’arrière
Pneu avant
arrière

Freins

Frein avantMonodisque,  250  mm, étrier double piston avant
Frein arrièreMonodisque, 240 mm, simple piston arrière.
ABSNon

Dimensions et poids

Empattement1430 mm
Angle de chasse63,5°
Chasse105 mm
Poids à sec 138 kg
Hauteur de selle890 mm
Capacité essence7,7  l

Teintes

verte
noire
x
x
x

Prix, disponible dès, importateur

PrixFr. 6590.– TTC,  .
Disponible dèsmaintenant
ImportateurFibag, 4624 Härkingen Tél. 062 285 62 00

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