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Simple est génial
03.04.09 13:08

Essai Yamaha XJ6 et Diversion

Les choses géniales sont souvent simples. Il en va ainsi de la XJ-6 Yamaha, qui réapparaît sur le marché. Construite avec simplicité, elle se veut cependant craquante et son équipement complet satisfait à toutes les exigences des touristes et des néophytes. Texte: Markus Schmid Photos: Alessio Barbanti, Paul Barshon, Friedemann Kirn

C’est à Sydney que Yamaha a présenté les nouvelles moutures de ses XJ6 et XJ6 Diversion, des basiques à caractère touristique qui viennent compléter sa palette des 600-cm3. Elles rejoignent ainsi la R6 racer et la FZ6 Fazer plus sportive dans cette cylindrée tout en offrant des alternatives à moindre coût. Et c’est dans la circulation urbaine que tout a commencé, en suivant fidèlement la roue arrière de Marc, notre guide. Plus précisément sur un «parking lane» partiellement vidé de ses autos habituelles, où nous avons dû démêler nos notions de gauche et de droite. Eh oui, en Australie, on roule toujours à gauche!

Pour nous autres habitués à la conduite à droite, c’est la galère. Ce n’est pas vraiment facile de croiser le câblage de ses deux hémisphères cérébraux. A la moindre alerte, nos habitudes et nos réflexes nous projettent sur le «faux» côté de la route et il est dès lors précieux d’avoir en main une bécane maniable, pas compliquée mais dotée d’une puissance suffisante.

Autre atout important dans ces conditions, des freins efficaces et bien dosables qui assurent la survie.
Ces qualités sont justement celles des XJ6. Cadre-pont en acier tubulaire renforcé d’un élément vertical carré dont le bas est soudé à la prise de la jambe de force, quatre-cylindres emprunté à la R6 – et déjà apprivoisé une fois pour la FZ6 – derechef estompé et doté de l’injection.



Mais des dents, les XJ6 en ont encore! Si à haut régime la réduction de la taille des soupapes et des canaux entraîne une certaine perte de puissance, elle permet par contre d’améliorer le transfert des gaz et le remplissage des chambres de combustion, et d’ainsi améliorer les performances à bas et moyen régimes.

Par rapport à celui de la FZ6, le papillon d’admission du 16-soupapes de la XJ6 perd 4 mm et permet une réponse parfaite à la poignée dès 2000 tours sur les deux plus petits rapports et dès 3000 sur les rapports supérieurs. Que l’on tire brutalement ou progressivement sur les gaz, cette réponse ne présente aucun trou jusqu’à la puissance maxi de 78 ch, soit jusque vers 10 000 tr/min. C’est peu spectaculaire, mais c’est propre et linéaire. Exactement ce qu’il faut quand on ne tient pas à consacrer toute son attention aux réactions d’un moteur trop exigeant.

Là-dessus vient se greffer un embrayage aussi léger et discret que parfaitement dosable. Cette facilité souligne à quel point les techniciens placés sous la direction de l’ingénieur Shinya Yokomizo ont recherché, en adaptant le moteur de la R6, à l’adapter le plus parfaitement possible aux besoins spécifiques des néophytes et à le rendre facile à l’usage de chacun, allant jusqu’à déplacer le point d’action directe sur l’embrayage du côté droit au côté gauche du moteur au moyen d’une barrette traversant la boîte de vitesses de part en part, qui accuse et donc amortit les à-coups et rend son utilisation plus voluptueuse. Et ça marche vraiment.

On retrouve le même désir de bien faire du côté de la boîte de vitesses, mais là le résultat n’est pas vraiment à la hauteur. Les rapports passent certes très bien à moyen comme à haut régime, mais lorsqu’on s’arrête aux feux en débrayant sur la troisième ou la quatrième, redescendre en première n’a rien d’une sinécure.

Mais cette critique, qui déjà avait été adressée à la FZ6, n’enlève rien aux autres qualités de la XJ6. Sa position de conduite est parfaite, l’angle des genoux correct et bien adapté au profil du réservoir. Le siège est étroit et sa position permet aux petits gabarits de toucher terre sans problème. Il est en outre bien capitonné et adapté au duo.

Levier de frein réglable, poignée de maintien arrière panoramique permettant l’arrimage de bagages, réservoir placé sous le siège, cockpit clair et complet, tout est bien pensé et fonctionne parfaitement. Placé sous le moteur, le discret pot d’échappement à catalyseur ne gêne en rien l’usage facile de la solide et très fonctionnelle béquille centrale. Bravo les techniciens!

Détail pratique concernant la XJ6 basique: ses pinces de guidon peuvent être inversées afin de faire varier vers l’avant l’inclinaison du buste, chose qui n’est pas possible sur la Diversion semi-carénée.

Sur la route: vraiment à l’aise

Au terme d’une prise en main épique au milieu des refuges mal placés, des véhicules disséminés sur le parking lane et des trajectoires souvent inédites des participants à la présentation, l’on est passé aux choses sérieuses: un parcours routier de quelque 230 kilomètres tracé dans l’arrière-pays et comprenant routes de montagne, lacets et revêtements divers, allant de l’asphalte poli au goudron râpeux ou défoncé. La XJ6 a pu s’y montrer sous son meilleur jour, avalant les courbes avec aisance mais sans aucune nervosité. La balance parfaite.

Même à un rythme de pilotage poussé, les suspensions avalent les irrégularités, nids-de-poule compris, et assurent un confort appréciable. Réglable en précontrainte en sept positions, l’amortisseur central à biellettes de type Monocross remplit parfaitement son rôle. En solo sur les routes australiennes presque désertiques, nous avons choisi la position 3.

En cherchant la petite bête côté suspensions, on pourrait déplorer un petit manque de progressivité de la fourche en dépit de son diamètre de 41 mm. Mais il y a fort à parier qu’au sein du groupe des utilisateurs potentiels visé, cela ne dérangera vraisemblablement personne.

Diversion: un brin tardive

Sans problème, génialement simple à piloter et par conséquent idéale pour un néophyte ou pour revenir à la moto après une plus ou moins longue période de disette, la XJ6 avec ou sans ABS (en option) vaut sans doute chaque franc de son prix. Cet ABS est d’ailleurs un plus incontestable malgré le surpoids de 5 kg, le système mis au point par Yamaha ayant largement fait ses preuves.

 

Parlons de ce freinage. Celui de la XJ6 présente un excellent compromis entre puissance de morsure et finesse d’intervention, le point de résistance étant parfaitement reconnaissable. A noter que si la XJ naked est déjà disponible chez les agents de la marque, il faudra attendre la mi-mars pour obtenir la Diversion semi-carénée.

Bilan

Avec ses nouveaux modèles XJ 6, Yamaha propose des machines au style propre et attrayant, parfaitement fonctionnelles, relativement avantageuses et offrant tout ce qui fait le bonheur des débutants aussi bien que des pilotes du dimanche. Même le nouvel ABS Yamaha si désiré.



XJ6 Diversion 2009:

XJ6 2009:

 XJ 600 N (2002) et XJ 600 Diversion (2002):


Details:

 



Englisch: Features XJ6 Diversion:


D'autres photos



En un coup d'oeil

(meilleure note: 5 pts, plus mauvaise note: 1 point)

En ville4 points
Grande virée3 points
Pilotage sportif2 points
Utilisation en duo3points
Palpitations3 points


Fiche technique Yamaha XJ6 (XJ6 Diversion)

Moteur

GenreQuatre-cylindres quadrisoupape en ligne liquide transversal.
DistributionDeux arbres à cames en tête entraînés par chaîne
Alésage x course65,5 × 44,5 mm
Cylindrée totale599 ccm
Rapport de compression12,2:1
CarburationGestion électronique du moteur, injection d’essence à 1 gicleur et 1 papillon par cylindre.
ø  papillons32 mm
ø soupapes: admission/échappement-
LubrificationLubrification à carter humide, capacité 3,4 l.
EchappementEchappement 4 en 1, catalyseur régulé sous le moteur.
DémarreurDémarreur électrique.

Performances

Pussance maxi78 ch (57 kW) à 10'000 tr /min
Couple maxi6,1 mkg (59,7 Nm) à 8000 tr /min
V-max.-

Transmission

EmbrayageEntraînement primaire par pignons droits. Embrayage multidisque dans bain d’huile à commande mécanique.
VitessesBoîte six vitesses
Transmission finaleTransmission finale par chaîne à joints toriques courant à gauche.

Partie-cycle

CadreCadre pont diagonal en tubes d’acier; faux-cadre arrière soudé.
Suspension avantFourche télescopique conventionnelle, non réglable;
ø tubes de plongée41 mm
Suspension arrièrebras oscillant bilatéral en acier à section rectangulaire, amortisseur central Soky à biellettes Monocross, précontrainte réglable en 7 positions.
Débattement avant/arrière130 mm / 130 mm

Roues

GenreJantes en fonte d’alliage léger; pneus tubeless à carcasse radiale Bridgestone BT 021.
Jante avantMT 3.50 × 17
arrièreMT 4.50 × 17
Pneu avant120/70 ZR 17
arrière160/60 ZR 17

Freins

Frein avantDouble disque (298 mm) d’acier semi-flottant et étriers quatre pistons à l’avant;
Frein arrièresimple disque (245 mm) et étrier monopiston à l’arrière.
ABSABS à valve linéaire. 

Dimensions et poids

Empattement1440 mm
Angle de chasse64,0°
Chasse104 mm
Poids tous pleins faits205 (211) kg
Hauteur de selle
Capacité essence17,3 / 3,5 l

Teintes

XJ 6:

XJ 6 Diversion

x
x
x

Prix, disponible dès, importateur

PrixXJ 6 Fr. 9490.–, XJ 6 Diversion Fr. 9990.- TTC (ABS moyennant supplément de Fr. 1100.–).
Disponible dèsmaintenant
ImportateurHostettler AG
Haldenmattstr. 3, 6210 Sursee
Tél. 041 926 61 11

Autres, remarques

Remarqueles deux (XJ6/Diversion) également en version 25 kW

Concurrents

Aprilia Shiver
BMW F 800 R
ev Ducati 696, Moto Guzzi V7 Classic / Breva 750
Honda CBF 600 ABS / CBF 600 S ABS / Honda Hornet
Kawasaki ER-6n  / Kawasaki ER-6f 
KTM 690 Duke II
Suzuki GSF 650 Bandit (GSF 650 S Bandit) / GSR 600 / SFV 650
Suzuki Gladius
Triumph Street Triple / Triumph Street Triple R



 
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