» Homepage » Moto Sport Schweiz
Homepage
Actualités
Test et technique
Sport
Concours
Pratique
Divers
Galeries photos
Occasions
Recherche
Insertion d'annonce
Concessionnaires
Recherche
Communauté
Les cols
Offres et actions
Clubs / sociétés
Services
Abonnements
Shop
Actions lecteurs
RSS
Contacts / Publicité
Recherche d'articles:
La légende vit
19.03.08 10:45

Essai Triumph 1050 Speed Triple

Un réacteur haute pression noir à deux roues et peu de ballast. Voici ce qui fait le charme de la Triumph Speed Triple, et il en reste ainsi malgré le repolissage. Texte: Daniel Riesen Photo: Gold & Goose

Les virtuoses du marketing ont vite fait de déclarer légende un quelconque modèle. La Triumph Speed Triple n’a pas besoin de ça, car elle remplit entièrement ce critère: même ceux qui ne l’ont jamais chevauchée ont déjà une idée de ce que ça signifie. A savoir la force vive, domptée rien que par un cadre solide, des freins vigoureux et un solide gaillard. Pas pour des poules mouillées et autres squatteurs d’escaliers roulants donc.

Photo: action

Plus des muscles

De nombreuses années durant, la Speed Triple a représenté le premier choix des connaisseurs et des cracks. Puis, en 2005, ce fut la recrudescence massive des ventes, explosant après la mise en évidence des muscles et l’accroissement du volume de son trois-pattes à 1050 cm3, la maîtrise en demeurant toujours aussi aisée.

Photo: action

Retouches optiques

Il est donc clair que les Britons se gardent bien de changer grand chose pour la mouture 2008. Tout de même des nouveaux freins, d’autres roues, une poupe relookée et un joli guidon Magura. Mais le cœur demeure inchangé: le double phare, le cadre double tube d’alu, le monobras oscillant, les deux échappements ovales ultracourts et en plein milieu de tout ça, la tourelle du moteur, le Triple.

Photo: Triple noir

Plus de chevaux

En 2007 déjà, on avait un tantinet rehaussé sa cavalerie de 128 à 132 ch. Si bien qu’on en reste là. On n’a pas du tout cherché à augmenter la puissance, assure le marketing manager, Trevor Barton, «nous ne voulions surtout pas égratigner son couple imposant.»
Ce réacteur haute pression ne s’est jamais voulu moteur de sport. Sa chance: à l’échelle d’aujourd’hui, il affiche une course étonnamment longue (plus exactement: c’est un moteur carré à course relativement longue avec ses 79 × 71,4 mm), et qui applique son plein couple (105 Nm) à un régime extrêmement bas (à 5100 tr/min), là où les sirènes d’autres manufacturiers ne font encore que chuchoter (on verra bientôt comment Honda réussit la métamorphose de son moulin Fireblade pour la streetfighter CB 1000 R).

Photo: Triple orange

Caractéristiques de la bête

Le tricylindre (Triple) fait partie intégrante de la dénomination et domine aussi bien la silhouette que les caractéristiques de la bête. Quel coup de pied magistral, quelle spontanéité à presque tous les régimes! Il tourne déjà rond dans le plus grand rapport à partir de 2500 tr/min, reprend un peu son souffle jusqu’à 3500 tr/min, pour ne plus cesser de rempiler ensuite, s’en donnant à cœur-joie. Peu après avoir accédé au sommet de la puissance – à 9250 tr/min – le rupteur coupe court. Si on laissait s’émanciper les soupapes, l’envolée continuerait sans doute, mais il serait trop dommage de griller ce sacré gaillard.

Photo: echappement originale

Trompes de Jéricho

On jouit de cette poussée quasiment sans effets collatéraux. Dans le tiers inférieur de la plage des régimes, on sent encore les changements (fermeture et remise des gaz), mais une fois que ça flambe, les transitions s’effectuent de manière fine et ultradirecte. S’ajoutent le gros raclement du moteur, le feulement de l’aspi et, quand on coupe, le reniflement de même origine, qui muent en concert tout geste du poignet droit. Et puis, chut! puisque c’est sévèrement interdit et voué à l’usage exclusif en circuit: il existe au rayon des accessoires des trompes de Jéricho...pardon, d’Arrows, un 3-en-1 dont la musique rend complètement accro.

Photo: Echappement Arrows (seulement pour racing)

Sound: Arrows Racing (MP3)

Photo: Arrows normal pour la rue

Fonce comme un taureau

Le moteur domine aussi le comportement de la Speed Triple, véritable centre pondéral de la bécane, aux masses en rotation considérables. Cette bête ne se pilote pas de façon aussi enjouée que sa sœur, la Street Triple. Là où cette dernière gambade au gré des virages, la Speed Triple fonce comme un taureau. Chevaucher une Speed Triple équivaut à une séance de bull-fighting.La première sortie printanière se soldera sans doute par des tiraillements de la nuque et des épaules.

Ce qui ne signifie pas pour autant que la Speed soit un bouc borné. Car sa partie-cycle à la fourche bien plongeante et à l’empattement court visent la maniabilité. Mais comme cette moto incite à l’attaque, la vitesse et les forces giratoires croissent de pair. Et exigent du muscle. Comme jadis, et comme toujours avec la Triple 2008.

Photo: café racing avec la Speed Triple

Freins

Là où se défoule la vitesse, elle doit aussi pouvoir être jugulée en conséquence. Triumph mise dorénavant sur des Brembo quatre pistons à disposition radiale. Mais pas sur l’ABS. Le levier agit de manière radiale sur le maître-cylindre et bénéficie d’une généreuse plage de réglage.

Essayer d’autres pneus

La force exigée par son actionnement est modeste, le passage du gentil pincement à la morsure brachiale est court. Si bien qu’on exagère souvent en freinant à l’entrée des virages. Préoccupant, car en harmonisation standard des suspensions et chaussée de Dunlop Qualifier, la Speed Triple se redresse de manière autoritaire. Un amortissement plus ferme de la fourche y remédie partiellement; il serait intéressant d’essayer d’autres pneus.

Photo: action

Rester sérieux? Difficile!

Même lorsqu’on met toute la sauce, la britonne garde des trajectoires stables, à condition toutefois d’avoir élucidé les réglages fins adaptés à son style de pilotage sur l’amortisseur entièrement réglable. Et puis elle incite tout le temps à se montrer déraisonnable, vraiment douée pour évoluer sur une seule roue (la roue avant aussi bien que l’arrière).
Faut-il s’attarder sur les rares broutilles?

Bien sûr, sachant qu’elles n’égratignent guère le plaisir et qu’elles pourraient être corrigées lors du prochain peaufinage. Donc, la béquille latérale est difficilement escamotable, le cockpit est parfaitement lisible pour ce qui est de la vitesse et du nombre de tours, mais le minuscule totaliseur est quasi indéchiffrable, et l’angle de braquage trop restreint: de quoi prendre au plus retentissant wheelie sa superbe si l’on est réduit ensuite à jouer au mille-pattes pour faire demi-tour…

Photo: Wheelie

Une rouleuse fantastique

Alors, braves gens! La Triumph Speed Triple est une rouleuse fantastique et ne saurait rester confinée au statut de légende: on vient de la palper à la Swiss-Moto et les premiers exemplaires ne sauraient tarder à arriver chez les concessionnaires.

Bilan

Ça m’a fait du bien de reprendre le guidon d’une Triumph Speed Triple. Qu’importe que ce soit la vieille ou la nouvelle, tant elles diffèrent peu l’une de l’autre. Ce qui prime est son géant de couple trois pattes, rude et si doux à la fois, qui est et demeure la référence dans le monde des «gros» streetfighters.


En un coup d'oeil

(meilleure note: 5 pts, plus mauvaise note: 1 point)

En ville  3 points
Grande virée  3 points
Pilotage sportif  4 points
Utilisation en duo  3 points
Palpitations  4 points

 


Fiche technique Triumph Speed Triple

Moteur

GenreTricylindre liquide quadrisoupa-
pe transversal
DistributionDACT entraîné par chaîne.
Arbre d’équilibrage.
Alésage x course79 × 71,4 mm
Cylindrée totale1050 ccm
Rapport de compression12,0 : 1
CarburationInjection
ø  papillons46 mm
ø soupapes: admission/échappement-
LubrificationLubrification à carter humide, radiateur d’huile.
Echappement Echappement 3-1-2 à catalyseur réglé.
DémarreurDémarreur électrique.

Performances

Pussance maxi132 ch (97 kW) à 9250 tr/min
Couple maxi10,7 mkg (105 Nm)à 7500 tr/min
V-max.-

Transmission

EmbrayagePrimaire par pignons. Embrayage multidisque humide mécanique.
VitessesBoîte six vitesses
Transmission finaleTransmission finale par chaîne à joints toriques.

Partie-cycle

CadreCadre pont en tubes d’acier à section ovale.
Suspension avantFourche télescopique inversée, réglable en précontrainte ainsi qu’à la compression et à la détente.
ø tubes de plongée43 mm
Suspension arrièreMonobras oscillant en alliage léger injecté, amortisseur central réglable à l’envi en précontrainte de ressort ainsi qu’à la compression et à la détente.
Débattement avant/arrière120 / 141 mm

Roues

GenreJantes en fonte d’alu. Pneus tubeless à carcasse radiale (machine du test: Dunlop Sportmax Qualifier).
Jante avant3.50 × 17"
arrière5.50 × 17"
Pneu avant120/70 ZR 17"
arrière180/55 ZR 17"

Freins

Frein avantBrembo. Double disque (320 mm) acier, étriers 4 pistons av.;
Frein arrièresimple disque (220 mm)
et étrier 2 pistons arr.
ABSnon

Dimensions et poids

Empattement1429 mm
Angle de chasse66,5°°
Chasse84 mm
Poids à sec / tous pleins faits189 kg / 217 kg
Hauteur de selle815 mm
Capacité essence18 l

Teintes

Photo: Tous les trois couleurs

noir mat
blanc
orange
x
x

Prix, disponible dès, importateur

PrixFr. 17'290.– TTC,
Disponible dèsmaitenant
ImportateurTriumph SA, F-77437 Marne-la-Vallée, tél 033 164 623 838

Autres, remarques

RemarqueAussi disponible avec des echappement Arrows






 
PUBLICITÉ


Harley-Davidson XR 1200

Attaque du flat-track
 
Harley Iceman

Moto de Kimi Räikkönen
 
KTM 1190 RC8

KTM-Superbike
 
Triumph Speed Triple

La légende vit
 
BMW F 650 GS

Avec 800 ccm!
 
KTM 690 Enduro

Enduro-Power!
 
Yamaha V-max

L’onde de choc
 
Essai Triumph Bonneville

L’Old Lady s’encoquine
 
Yamaha XVS950A

La grosse petite
 
Triumph Daytona 675

Essai Triumph Daytona 675
 
Aprilia RSV4

Un tremplin vers le succès
 
»Editeur/Contact | »Tarifs publicitaires | »Cette semaine dans le magazine