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Circuit auto-moto dAjoie
05.01.2009 00:00
Après avoir passé les caps technique, politique et démocratique, le projet de circuit auto-moto Safetycar jurassien de Vendlincourt, aux confins de lAjoie, bute sur des opposants coriaces et peu scrupuleux. Mais son concepteur et promoteur, Florian Lachat, ne se laisse pas désarmer pour autant. Entretien exclusif. Texte : Roland Keller Photos: Jacques Bélat
MSS: Florian Lachat, quest-ce qui a contribué au succès du vote populaire de la commune de Vendlincourt en faveur de Safetycar Jura?
Florian Lachat: Les gens ont apprécié que le projet soit extrêmement solide au niveau technique notamment de la gestion du bruit et que, comme promoteur, jaie toujours gardé la même ligne depuis la première présentation transparente du projet fin 2005. Lors des séances dinformation, deux semaines avant le scrutin populaire, de nombreuses personnes sceptiques sont reparties convaincues. Jai été surpris de constater que ces personnes avaient reçu des infos totalement fausses par le petit comité des opposants du village, qui avaient fait du porte-à-porte en essayant de déstabiliser les gens, leur faisant croire que ce serait un circuit de formule 1, etc.
En quoi le projet est-il complémentaire aux autres centres de conduite, com-me celui de Develier?
La vocation du projet est surtout la formation complémentaire auto et moto et non pas la formation obligatoire. Pour autant, nous serons homologués pour le permis 2 phases et avons un accord avec les dirigeants du centre de Develier pour leur mettre à disposition nos pistes et surfaces dexercice les jours où ils seront bondés à Develier. Actuellement, de nombreux professionnels de la sécurité routière en Suisse (lACS, le TCS, le Veltheim Driving Center, la Cornu Master School) organisent des cours de perfectionnement à létranger, car les centres de conduite en Suisse ne permettent pas datteindre les vitesses nécessaires (60 à 120 km/h) à toute une série de situations pratiques. Il suffit de consulter les statistiques des accidents mortels qui se passent à plus de 60 km/h pour comprendre que nous avons encore de grosses lacunes en Suisse au niveau de nos infrastructures de formation. A létranger, par exemple en France et en Allemagne, la formation se fait surtout sur des circuits et pas seulement sur des petites surfaces dexercice!
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