Bon Vent
Que despace
30.06.2006 00:00
Il reste suffisamment de place à la première Moto-Rösti-Party nationale à Fribourg.Que ce soit dans la gigapoële de röstis, dans les halles de spectacle ou aux stands. Vu le manque dintérêt, il est peu probable que lépisode soit répété sous cette forme.
Les gens qui ne sont pas venus ont loupé quoi? Beaucoup. Par exemple la halle de spectacle gigantesque. Où Freddy Nock et ses hommes se sont hissés à tour de rôle jusque sous le toit, à laide de perches flexibles. Où ils ont démontré leur équilibre à moto sur un fil dacier ou roulé à quatre dans la sphère de la mort. Où la SAM, active comme à lhabitude, a donné quel-ques impressions de trial. Où Jacques Cornu a présenté ses cours par des freinages spectaculaires. Où un groupe a joué sur la scène juste devant la piste asphaltée réservée aux mini-supermotos.
Les absents ont également manqué la célébration de la messe et le défilé de motos du dimanche, les expositions motos des marques impliquées, les tests de freinage de lassociation des moniteurs de moto-école et, bien sûr, les röstis de la gigapoële (voir MSS 12/2006).Malgré toutes ces attractions, il ny a pas eu de ruée vers Fribourg: lorganisateur Roland Fuchs, instigateur de cette manifestation et responsable des relations publiques de lassociation des importateurs, compte 3200 entrées. Un tel résultat ne peut le satisfaire, lâche-t-il. Il aurait fallu trois fois plus pour parler dune réussite.
Le manque dintérêt côté public était le principal sujet de conversation entre les nombreux représentants de la branche et en partie aussi entre les visiteurs. Alors quil ny avait pas grand chose à dire sur la création du pont enjambant le röstigraben, qui était une réussite en soi. Il y a eu beaucoup danalyses, mais tout le monde était du même avis sur un point négatif et un point positif: oui, lorganisation était de premier choix mis à part quelques détails et non, ce nétait pas une party! Aschi Strahm est un habitué des manifestations joyeuses. Représenté par son «saloon» à Fribourg il précise: une «biker-party dure jusque tard dans la nuit, on peut siroter une bière et dormir (pour récupérer)». Toutes ces conditions nétaient pas offertes à la Rösti-Party. A 18h le samedi tout était fermé, sans parler de lécran géant pour le mondial.
Le prix dentrée demandé était un obstacle évident pour les visiteurs potentiels: il nétait pas possible de simplement jeter un il pour se faire une idée. Il fallait payer 20 francs par personne, même encore dimanche après-midi. Nombreux étaient ceux qui ont fait demi-tour à lentrée en voyant le prix. Même une dégustation de röstis nétait pas comprise dans lentrée. Explications supplémentaires: le temps absolument magnifique donnait plutôt envie de se baigner, de rouler à moto, ou la concurrence en général, des manifestations de ce genre organisées dans toute la Suisse.
Restent encore les conséquences. «Tout dabord la nuit porte conseil, ensuite nous nous réunirons, signale limportateur Kawasaki Freddy Oswald décontracté, je suis déçu davoir eu raison dêtre sceptique.» Le porte-parole Yamaha, Peter Manzanares est plus catégorique: «Sous cette forme, cette manifestation naura plus lieu.» On se demande aussi si une moto-party nationale est bien nécessaire. «Uniquement une fête de plus nest pas une raison suffisante.» Nicolas Baechler, collaborateur externe romand pour limportateur Amsler ne contredit pas: «Lidée est sympa, mais je ne sais pas si les Romands lont vraiment attendue.»













